Cette année, nous avons accueilli deux comédiens, Lucas et Jennifer, venus à la rencontre des quatre classes de Cinquième pour aborder le thème du RACISME et des discriminations. Ces deux intervenants étaient déjà venus les années précédentes pour travailler avec des classes sur le thème du harcèlement et (...)

Un atelier théâtre sur le racisme

par Nathalie Muel

Cette année, nous avons accueilli deux comédiens, Lucas et Jennifer, venus à la rencontre des quatre classes de Cinquième pour aborder le thème du RACISME et des discriminations. Ces deux intervenants étaient déjà venus les années précédentes pour travailler avec des classes sur le thème du harcèlement et sur celui de l’égalité filles/garçons.
Chaque classe a bénéficié d’un atelier de théâtre-forum pendant deux heures et cette activité a rencontré un vif succès !
Après un rappel de la définition du racisme, la première partie a consisté à faire naître la cohésion du groupe par des déplacements dans la salle. Par exemple, on avance d’un pas si la phrase énoncée nous correspond, les phrases choisies par les comédiens répondant à une gradation toute en finesse : « J’ai déjà déménagé » ; « J’ai un animal domestique » ; « J’ai déjà goûté un plat d’un autre pays » ; « je connais une ou plusieurs blagues racistes » (ce qui ne fait pas de soi une personne raciste). Cette activité fait ressortir les différences, mais aussi les ressemblances et ce qui nous relie les uns aux autres.
Autre activité, ces phrases me dérangent-t-elles ? Et si oui, pour quelle raison ? : « Eh, c’était une blague ! » ; « J’adore ton accent ! » ; « Ils sont intéressants, tes cheveux ! ». Différence des perceptions, des sensibilités... Et les élèves découvrent par exemple qu’il n’existe pas de norme en matière d’accent, que personne n’est dépourvu d’accent, que pour un Marseillais, le Parisien a bel et bien un accent, hé.
Puis un quiz en équipes, pour faire ressentir ce que c’est que d’être exclu, discriminé, parce que l’une des équipes n’est jamais interrogée. Sentiment d’injustice. Prise de conscience.
Dernière activité avant que les comédiens ne performent : parmi la douzaine de portraits multi culturels placardés sur le tableau blanc à l’occasion d’un casting, on essaie de trouver qui pourrait jouer le rôle de, qui aurait « la tête de l’emploi » : un millionnaire, une nounou, un policier, etc. Et l’on prend conscience que tout le monde pratique dans la vie le cliché à haute dose et juge bien trop souvent les autres sur les apparences...
Quelques sketches pour finir, où les comédiens se mettent en scène. Nous voici transposés dans la science-fiction, sur deux planètes où s’opère de la ségrégation. Dans la constitution d’une équipe sportive, dans la recherche d’un logement, dans le recrutement pour un poste à responsabilités, etc. Le racisme ordinaire.
L’atelier se clôture par une scénette sur l’information donnée aux citoyens, qui varie selon les médias, oriente et manipule notre regard sur ceux qui viennent d’ailleurs.
Un atelier jamais politisé, pour aider les citoyens de demain à se construire et rappeler qu’avec de la tolérance et de la fraternité, le monde est quand même plus respirable !